L’ECHEC N’EXISTE PAS…! APPRENEZ A REUSSIR…!
Qu’est que l’échec ?
On peut définir à la pétanque comme une boule qui ne va pas là où vous l’auriez voulu ou comme une méne qui ne se déroule pas comme vous l’auriez souhaité !
En fin de compte, c’est toujours le résultat qui est un échec et c’est uniquement ce que vous retenez.
C’est la conséquence de ce que vous faîtes qui est un échec, alors ne portez pas votre attention sur le résultat mais sur ce que vous avez fait ou plutôt sur ce que vous n’avez pas fait !!
GERER L’ECHEC OU LES CONSEQUENCES :
Il y a deux façons de gérer l’échec : soit vous vous plaignez de la situation, soit vous apprenez de la situation.
A vous de choisir !
Si vous choisissez « Me plaindre » Je connais mille et une répliques et excuses pour vous aider !
Si vous choisissez « Apprendre » on va pouvoir avancer !
Dans un 1er temps, dites vous bien que la situation n’est jamais permanente et durable dans le temps.
Si vous enchainez des coups désastreux, c’est que vous avez laissé votre cerveau en mode « autosabotage activé » depuis le 1er coup raté.
Si vous ratez un coup, posez-vous une seule question : « quelle est la raison de ce coup raté ? »
D’une part, vous allez pouvoir passer à autre chose car le coup d’après est une nouvelle situation, mais en plus, vous allez remarquer que la plupart du temps la raison se trouve dans votre préparation.
Cela peut être un mauvais choix tactique, geste technique non maitrisé, la distance, un paramétre que vous n’avez pas pris en compte, un terrain qui vous faisait peur, une mauvaise position, etc, etc, etc….
En apprenant sur chacun de vos coups, vous allez pouvoir définir ce qui vous manque dans votre préparation ‘tu tir ou du point’ et pouvoir vous construire une routine performante.
Cette routine vous permettra de bien vous préparer mais aussi d’être focalisé sur ce que vous êtes en train de faire.
C’est ce que l’on appelle « être dans le présent ».
CONCLUSION :
C’est vous seul qui décidez que la situation est oui ou non un « échec ».
Si vous n’avez rien appris de cette situation, c’est un échec.
En revanche, si vous avez appris quelque chose, c’est une expérience.
Cette expérience deviendra riche si vous vous en servez pour l’avenir et pauvre si vous l’abandonnez sur un coin du terrain !
Quand vous êtes dans le pétrin, transformez-vous « EN GRAND CHAMPION ». Gardez un visage de marbre, sans expression.
Ralentissez votre jeu.
Efforcez-vous de rester impassible et de ne pas céder intérieurement à la colère ou à la frustration.
Adaptez plutôt la stratégie méthodique et prudente qui caractérise les champions lorsqu’ils doivent se sortir d’un mauvais pas. Cela portera ses fruits.
Quelle que soit la difficulté du coup, le champion donne toujours l’impression qu’il va réussir. Ses attitudes sont positives, décidées, posées. Il n’a aucune hésitation et paraît calme, sûr de lui, à la hauteur de la situation.
Lorsque vous devez réussir un point ou un tir important, abordez-le comme le ferait le champion. Exprimez vos intentions à travers vos attitudes comme il le ferait. Servez-vous de ce que vous avez fait aux entraînements et prenez votre temps. Trop d’amateurs bâclent certains coups parce qu’ils ne les aiment pas techniquement, ce qui leur donne une (mauvaise) raison de les rater. Trop de joueurs refusent de s’avouer vaincus par une situation (tirer ou pointer), c’est à dire que l’on vous force à tirer une boule ou pointer alors que mentalement vous savez que vous n’y arriver pas.
En décidant de jouer différemment, vous appliquer ce que vous avez décidé et y parvenir sans encombre car vous vous en savez capable, dans la mesure que cela n’aille pas à l’encontre du jeu !
Du coup, vous devenez un peu plus maître de votre jeu, et vous gagnez forcément en confiance.
Loin d’être une preuve de faiblesse, reconnaître que l’on est incapable de réaliser certains coups est la marque d’un bon stratège et d’un certain courage.
Ce type de décision vous préserve d’une immanquable frustration et vous inscrit dans une spirale de réussite.
Dites-vous plutôt que vous êtes à la hauteur du challenge et positivez.
*Plus on s’approche du sommet, plus on tutoie les détails.
*Que se passe t-il entre l’entraînement et la compétition qui déroute autant de joueurs de leur naturel et leur fait perdre la régularité de leur jeu ?
J’appelle mon coach ou entraineur pour faire un suivi.
Je travaille beaucoup sur mon comportement et mes attitudes.
La pression : je me la suis mise, à vouloir donner trop d’importance aux résultats qu’aux moyens, de ce fait, j’ai perdu mon jeu et je stresse.
Le conseil que je donnerais aux jeunes c’est de s’appuyer sur leurs forces plus que sur leurs faiblesses en partie.
Bien sûr il faut travailler sur les faiblesses à l’entrainement, mais avoir conscience de ses forces et s’appuyer dessus c’est important pour la confiance.
Ne pas montrer et faire sentir vos faiblesses et votre infériorité à vos adversaires.
Pour cela je dois être fort techniquement et mentalement, me sentir bien dans mon jeu plus qu’être en quête du résultat.
J’ai voulu tenter un coup difficile et risqué, plutôt que de jouer tranquillement. Résultat : mon adversaire reprend confiance en lui.
La confiance c’est quoi ?
C’est la conséquense d’un bon travail à l’entraînement et d’une bonne analyse des problémes techniques.
C’est aussi un bon feeling avant et pendant la partie.
Etes vous tendu en début de partie lorsque vous jouez une grosse équipe ?
- Oui, c’est normal, même les plus grands le sont.
Ce que vous avez tendance à faire.
- Vous avez tendance à jouer vite et surtout être dans le rythme de votre adversaire.
Les conseils que je donne le plus souvent.
- Une fois ce mauvais moment passé, retrouvez votre coordination, vitesse et équilibre dans votre geste.
- Ne changez pas votre routine.
- Soyez concentré et jouez votre propre jeu.
- Respirez doucement dans les moments de pression.
- Restez calme et essayez que la bonne adrénaline coule dans vos veines.
COMMENT JE SUIS DEVENU ENTRAINEUR ET COACH
Publié 1 avril 2010 dans COMMENT JE SUIS DEVENU ENTRAINEUR ET COACH 0 CommentairesAprès avoir défendu mes titres de Champion de France 1994 et de Champion du Monde 1994, Je décide d’arrêter la compétition en 1996 après ces deux championnats, après une saturation du haut niveau de la pétanque.
Ensuite je reste quelques années sans pétanque et puis Michel Aubert me demande en 1999 de venir participer à un stage à Limoges.
Et voila coach de l’équipe de France depuis 2002, mais l’entraînement reste ma passion.
Je me sers beaucoup de mon ressenti, j’essaie de transmettre mon expérience du jeu.
Je pense que l’analyse est plus fine si l’on a eu une expérience à haut niveau.
On ressent peut-être d’avantage les choses, surtout si l’on s’adresse à des joueurs de bon niveau.
Bien sûr, le joueur qui débute va avoir besoin qu’on lui apprenne, en fonction de ses capacités, les fondamentaux : position, souplesse et fluidité du geste etc.
Le but étant de trouver la façon de faire jouer la personne de manière à ce qu’elle soit le plus régulière possible.
Depuis que j’entraîne et que je coache, j’ai appris énormément de choses surtout sur le plan humain.
Je forge mon expérience au fur et à mesure des championnats, avec des victoires et des défaites que j’analyse avec rigueur et lucidité.
Je suis très dur avec moi sur les analyses, car coacher des joueurs de haut niveau demande une marge d’erreur minimum.
Pour progresser encore, il faut que je coache et entraîne le plus régulièrement possible.
Pour prendre du plaisir dans ces fonctions, c’est comme les joueurs il faut avoir des sensations, il faut ressentir l’ambiance, le terrain, les joueurs, le staff etc. et en règle générale cela marche.